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Conseils pratiques

Mon chien s'ennuie... que faire ?


Pris dans le tourbillon de nos vies survoltées, de nos emplois du temps surchargés, nous oublions souvent que nos chiens, eux, s’ennuient beaucoup. Leurs journées s’étirent, monotones, lentes et remplies d’attente. Certains chiens y remédient à leur manière, au grand dam de leurs propriétaires !

Une semaine ordinaire a plus l’allure d’un marathon que d’un long fleuve tranquille ! Chacun court, du matin au soir, du lundi au samedi, entre le travail, la corvée des courses, la gestion des enfants (si enfants il y a), les activités extraprofessionnelles. Au milieu de tout ça, un peu négligés il faut bien l’avouer, nos chiens nous attendent… se morfondent… Et lorsqu’ils ne sombrent pas dans l’apathie, il leur arrive de remédier seuls au vide de leur quotidien routinier. Leurs mille et une astuces ne suscitent pourtant pas l’admiration de leurs propriétaires, généralement plutôt irrités, agacés, ou désemparés.

L’ennui, source de nombreux troubles du comportement

Imaginatifs, nos amis à quatre pattes savent assurément l’être ! La liste est longue des dérivatifs que les chiens peuvent inventer pour s’apaiser, combler leur détresse, dépenser leur trop-plein d’énergie ou se créer des substituts d’interactions. Creuser un mur, gratter une porte, hurler à la mort, aboyer au moindre merle qui passe, déchiqueter le mobilier du salon, transformer en confettis chaussons et coussins : tout est préférable, pour l’animal qui s’ennuie, à ces longues plages forcées de solitude. Des nuisances sonores aux malpropretés, l’ennui génère, pour tout ou partie, de nombreux troubles du comportement.

Enrichir le milieu

Sachant cela, et sans pour autant renoncer à nos impératifs, comment aider nos chiens à mieux vivre ? Premièrement, en prenant conscience de la situation. Si nous admettons le mal-être de notre compagnon, nous faisons du même coup un pas vers lui, vers une prise en charge et une résolution de ses tourments. Or, pour égayer les journées de son chien, nul besoin de dépenser des fortunes, ni d’être un Einstein du bricolage. On pourra par exemple disséminer des croquettes dans la maison ou l’appartement, les dissimuler judicieusement pour forcer l’animal à les chercher : il s’amusera, fera fonctionner sa truffe, sa mâchoire et son intellect, les heures passeront plus vite et il se fatiguera. 

Lui donner une partie de sa ration de nourriture dans une balle prévue à ce effet, de type Kong par exemple, peut aussi constituer une agréable alternative, tout comme transformer une bouteille d’eau en distributeur improvisé, ou cacher des friandises dans un bac rempli de balles et d’objets divers. Il faudra bien sûr valider préalablement que votre compagnon n’a pas la fâcheuse tendance d’ingérer les matières non comestibles. Enfin, en jackpot de la semaine, quoi de mieux qu’un bon gros os à moelle cherché chez le boucher ? Il fera aussi office de brosse à dents naturelle. 

Les chiens non aboyeurs pourront éventuellement bénéficier d’un libre accès à un balcon. Ainsi, ils participeront à leur manière à la vie du quartier, regardant, écoutant, reniflant. Certains petits futés n’ont d’ailleurs pas attendu l’autorisation de leurs maîtres pour s’installer sur les rebords de fenêtre afin d’observer tout ce qui se passe dans la rue ou chez les voisins.

Certains professionnels se sont spécialisés dans la promenade de chiens : en cas d'absences répétées et prolongées, il est tout à fait possible de faire appel à leurs services. Votre chien verra autre chose que ses quatre murs et, s'il est sociable, il pourra peut-être même se balader en compagnie de congénères. 

Profitez l'un de l'autre

La qualité du temps passé ensemble compte, elle aussi. Faire de longues promenades matin et soir, partir randonner le week-end, jouer à la balle ou au frisbee, s’amuser à des jeux éducatifs canins : autant de manière de stimuler votre chien tout en lui permettant de dépenser son énergie.