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Conseils pratiques

Le diabète chez le chien

Le diabète est une maladie grave se traduisant par l’augmentation du taux de glucose dans le sang. Les symptômes sont l’augmentation de la soif, de l’appétit et de la diurèse (quantité d’urines émise). Les femelles sont statistiquement beaucoup plus atteintes que les mâles (75% contre 25 %). La maladie évolue en l’absence de traitement vers l’amaigrissement et la mort.
Le diagnostic repose en partie sur la mise en évidence d’une glycémie élevée (taux de glucose sanguin).
Le traitement chez le chien fait systématiquement appel aux injections d’insuline. Cette hormone sécrétée par le pancréas, est déficitaire chez le sujet diabétique, et doit être injectée une à deux fois par jour, à vie.

En dehors de l’obésité, le diabète peut aussi résulter de problèmes pancréatiques, voire de certaines maladies métaboliques.

Chien diabétique : une surveillance constante et des soins contraignants

C'est une pathologie lourde qui demande une surveillance constante et une mise en place d'une thérapie contraignante.

Chez le chien, celle-ci consiste en 1 ou 2 injections quotidiennes d'Insuline porcine sous-cutanées, avec un repas coordonné et une gestion des déchets (aiguille/seringue).  L'animal doit de plus être coopératif .

Chez la chienne, la prise en charge d'un diabète s'accompagne d'une stérilisation obligatoire pour une gestion optimum de la glycémie.

De plus, il faut surveiller quotidiennement la glycémie d’un chien  souffrant de diabète. Soit par mesure directe - prélèvement d'une petite goutte de sang à l'oreille avec un appareil de mesure ou mesure indirecte par des tigettes urinaires.

Un contrôle mensuel doit être fait. Cette maladie exige un suivi régulier chez le vétérinaire. Et une bonne implication de la part du maître.

Des coûts de traitement proportionnels à la taille de l’animal

Les coûts de traitement sont proportionnels à la taille de l'animal. Tout dépend de la dose d'insuline administrée et s’il y a prescription d'aliment spécifique. Mais on peut monter à un budget conséquent du fait de la nécessité de 2 à 3 flacons d’insuline spécifique par mois. 

A cela, il convient d’ajouter les ‘’tigettes’’ (de l’ordre de 5 euros) ainsi que la prise de sang à effectuer de manière régulière, le matériel injectable.

Précautions préalables indispensables au traitement

1. Bilan hématologique et biochimique complets (pour déceler une éventuelle cause infectieuse - rare - et mesurer les conséquences de la maladie sur tous les organes).
2. Bilan urinaire: mesure de la densité et recherche d’une infection urinaire.
3. Mise en place de l’insulinothérapie: injection sous-cutanée réalisée à heure fixe le matin par le propriétaire.
4. Régime alimentaire strict. Le meilleur moyen - et le plus commode - consiste à utiliser un aliment destiné au chien diabétique. Repas 2 fois par jour à heures fixes, au moment de l’injection puis 7 heures après.
5. Stérilisation obligatoire chez la femelle: le cycle ovarien induit d’importantes variations du taux de glucose, et entraîne des résistances à l’insuline. Il est impossible de stabiliser le diabète d’une chienne non stérilisée.
6. Réalisation d’une courbe de glycémie. Ces analyses permettent de savoir si l’animal métabolise normalement l’insuline, et si une seule injection par jour est suffisante.
7. Surveillance quotidienne des urines pour vérifier l’adaptation de la dose d’insuline aux besoins du chien. Au début ce test est fait tous les jours par le propriétaire, puis on espace progressivement les contrôles quand l’animal est stabilisé.

Ces différentes contraintes ont évidemment un coût... mais la survie de l’animal est à ce prix. On ne guérit pas un diabète, on ne fait que réajuster artificiellement le taux d’insuline manquante.